Thierry Dosque : Un parcours de passion et de tradition dans le bois

Natif de Bègles, près de Bordeaux, Thierry Dosque a finalement posé ses valises à Salbris, dans le Loir-et-Cher, dès l’âge d’un mois. Fils d’un affûteur et passionné de rugby, il n’a jamais vraiment suivi une voie scolaire classique, mais a plutôt appris par l’expérience. Aujourd’hui à la tête de l’entreprise Rapaud-Dosque, spécialisée dans la charpente, la menuiserie et la construction en bois, Thierry revient sur son parcours atypique et sur les défis de la transmission d’un savoir-faire artisanal à travers les générations.


L’autodidacte passionné : de chaudronnier à menuisier

Vous n’avez pas suivi un parcours classique. Comment êtes-vous arrivé dans l’univers du bois et de la charpente ?

Thierry Dosque : « En effet, je n’étais pas très scolaire, mais j’ai toujours aimé le travail manuel. J’ai fait mes études à l’école de production Maurice Leroux en Région Centre-Val de Loire, où l’on apprend sur le terrain avec la méthode du « faire pour apprendre ». J’ai commencé comme chaudronnier-soudeur à l’usine de Romorantin entre 1982 et 1984. Après mon service militaire, j’ai rejoint l’entreprise de mon beau-père, Michel Rapaud, à 20 ans. Au début, je n’étais qu’un petit manœuvre, mais je me suis tout de suite passionné pour le bois. »

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Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce métier ?

Thierry Dosque : « Le contact avec la matière m’a tout de suite plu. Le bois, c’est vivant, c’est noble. Deux ans après mes débuts, Michel m’a embauché et j’ai été pris en main par Henri, un ancien compagnon charpentier. Il m’a donné une formation complète pendant trois ans. C’était comme des cours particuliers, un véritable privilège. Il m’a transmis les bases théoriques et pratiques du métier. J’ai vraiment eu de la chance de bénéficier de son expérience. Henri a formé des générations d’artisans jusqu’à sa retraite à 58 ans. »


De l’atelier à la direction : une évolution naturelle

Vous avez repris l’entreprise en 1997. Comment s’est passée cette transition ?

Thierry Dosque : « Quand j’ai repris l’entreprise en 1997, Michel m’a accompagné pendant quelques années pour me former à l’administration, aux devis, à la facturation. C’était une autre facette du métier que je devais maîtriser. À son départ en retraite en 1999, nous n’étions que cinq salariés, et aujourd’hui, nous sommes une trentaine. Nous avons grandi, en partie grâce à la diversification des activités. En 2007, nous avons déménagé dans de nouveaux locaux, passant de 1 600 à 3 000 m², et depuis une quinzaine d’années, nous faisons aussi de la couverture. L’ossature bois est également devenue une spécialité. »

Votre femme, Séverine, joue aussi un rôle important dans l’entreprise. Comment travaillez-vous ensemble ?

Thierry Dosque :Oui, Séverine est le deuxième pilier de notre entreprise, que nous portons tous les deux à bout de bras. Elle gère toute la partie secrétariat, comptabilité, sociale et « mamans » de tous nos salariés. Nous formons une équipe soudée, ce qui est essentiel dans une entreprise familiale.


La transmission du savoir-faire : une affaire de valeurs humaines

Vous collaborez avec les Compagnons du Devoir. Quelle est l’importance de la transmission dans votre métier ?

Thierry Dosque : « La transmission est au cœur de ce que nous faisons. Depuis 1996, nous accueillons régulièrement des jeunes en formation dans le cadre du Tour de France des Compagnons. Nous sommes très fiers de former ces futurs artisans. Par exemple, Maxime Brousse, un jeune compagnon charpentier, a reproduit le dôme du château de La Ferté-Imbault, un projet qui lui a permis d’être reçu Compagnon du Devoir à seulement 22 ans. Ces jeunes sont passionnés, et c’est un honneur de leur transmettre un métier qui se fait avec les mains, mais aussi avec le cœur. »


Un projet emblématique : la Halle de Salbris

Parlez-nous du projet de la halle de Salbris, un chantier qui semble vous tenir à cœur.

Thierry Dosque : « Effectivement, c’est un projet très important pour nous et pour la ville. C’est la plus grande halle de Sologne, entièrement réalisée en vieux chêne de nos forêts locales, avec des briques et tuiles des dernières briqueteries de Sologne. Nous avons mis six mois pour préparer le bois et, le 7 juin, nous avons commencé à poser les premiers éléments. Il a fallu un mois pour monter la charpente avec une équipe de 4 à 6 compagnons et apprentis. C’est un projet emblématique qui laissera une trace durable dans l’histoire de Salbris. Nous sommes fiers d’y avoir contribué. »


L’avenir de Rapaud-Dosque : une tradition familiale qui continue

Vous avez un fils, Mathieu, qui est aussi Compagnon Charpentier reçu à Dijon. Envisagez-vous de lui passer le relais un jour ?

Thierry Dosque : « Mathieu suit actuellement son propre chemin au sein des Compagnons du Devoir. Il est en pleine formation et doit encore rendre son devoir pendant trois ans. Peut-être qu’il reprendra l’entreprise un jour, qui sait ? Pour l’instant, il est concentré sur son parcours. Ce qui est sûr, c’est que l’avenir de l’entreprise reste entre de bonnes mains, avec une équipe passionnée et dédiée. »


Rapaud-Dosque : l’histoire de trois générations au service de vos projets

Depuis trois générations, l’entreprise Rapaud-Dosque, située à Salbris, dans le Loir-et-Cher, est spécialisée dans les travaux de charpente, menuiserie, couverture et construction de maisons en ossature bois. Avec une équipe de 25 salariés, l’entreprise accompagne aussi bien les particuliers que les collectivités, en respectant les valeurs de tradition artisanale et de qualité.

Tous vos projets, qu’il s’agisse de rénovation ou de neuf, seront réalisés sur mesure, dans un atelier équipé de matériel moderne, mais où le savoir-faire reste celui de la main et de l’artisan. Chez Rapaud-Dosque, la passion du bois se transmet de génération en génération, avec une expertise reconnue et une approche authentique.

Contact :
Zone industrielle Le Stade, 41300 Salbris
Téléphone : 02 54 97 15 76