Alexandre de Beauharnais Romanovsky, Amicalement vôtre

Il est de ces gens qui ont mille idées à l’heure et qu’on a du mal à suivre. Ils vous entraînent sur des terrains incertains, mais qui débouchent sur des idées magistrales. Alexandre de Beauharnais a la classe naturelle des gens de belle famille, et l’engagement de l’industriel touche à tout. Il y a chez lui autant de Brett Sinclair que de Danny Wild, de Napoléon 1erque de Napoléon III.

Joséphine a eu deux enfants avec son premier mari Alexandre de Beauharnais ; Eugène et Hortense qui seront adoptés par Napoléon 1er, son second mari, on entre dans la seconde moitié du 18ème siècle. Ils sont mariés à de grandes familles pour renforcer l’influence politique de l’empereur. Eugène a cinq enfants avec Marie-Augusta de Bavière, dont un garçon Maximilien qui s’est marié avec la seconde fille du tsar Nicolas 1er, Maria Nikolaïevna Romanovsky -vous me suivez ?

« C’était considéré comme un mariage morganatique, explique Alexandre, contraire aux valeurs des castes de l’époques ». Ces deux-là sont pourtant bien ses arrières grands-Parents. « Mes grands-parents eux, ont habité en Ukraine puis à Moscou, malheureusement aussi bousculés par la révolution bolchevique qui a dispersé bon nombre de russes blancs dans le monde entier ».

Épris de liberté

Né à New-York, Alexandre est la première génération américaine de Beauharnais. Lorsque ses grands-parents ont choisi de quitter l’Europe, c’est outre-atlantique qu’ils ont posé leurs bagages en 1968. Alexandre naît deux ans plus tard. Américain donc, mais sans le moindre accent, pour avoir débuté ses études au lycée français de New-York. Il les poursuit à Los Angeles, dans le domaine des médias et du cinéma. « J’étais aussi intéressé par le journalisme et les sciences politiques ». Épris de liberté, c’est là-bas qu’il débute sa carrière. Ses carrières devrait-on dire, épris de mille passions. « J’ai travaillé dans le domaine de l’informatique, puis de l’immobilier, j’ai lancé un journal digital à l’aide de l’intelligence artificielle. Je suis une éponge, dit-il, passionné par tout, et inspiré par des personnalités presque shamaniques, celles-là même qui ont inspiré Al Gore ou Leonardo DiCaprio » – dont il a les numéros dans son téléphone -.

Plus que tout, le cinéma le captive. Alexandre se double d’être producteur de films, fantasmagoriques ou publicitaires, et ne manque pas une occasion de se rapprocher des lieux où se trouvent les médias. « Les médias sont une formidable caisse de résonnance pour porter haut et fort ses convictions », reconnait Alexandre. Parmi elles, le programme du sustainable development goals, soutenu par les Nations Unies, (objectifs de développement durables à l’horizon 2030). Chaque 22 mai, journée internationale de la biodiversité biologique, Alexandre crée un événement. Ainsi est-il proche du Prince Albert de Monaco, lui aussi dans la lutte contre la pollution des plastics. 

Alors on croise naturellement Alexandre dans les festivals de cinéma. Invité à Cannes, Venise ou Berlin, grâce toujours à son carnet d’adresses. « Mon réseau est très puissant », reconnait-il avec humilité. Scientifiques, politiques, médias et influenceurs sont présents à toutes les pages.

Les Jeux de Delphes 

Ils sont le nouvel engagement d’Alexandre de Beauharnais. S’il se passionne pour l’intelligence artificielle, Alexandre admire et promeut le pouvoir fédérateur des arts et de la culture.
Durant le millénaire avant Jésus-Christ, les Jeux de Delphes étaient l’équivalent des Jeux Olympiques pour l’art et la culture. « Dans la Grèce antique, explique Alexandre, ils se tenaient sur l’oracle de Delphes. Ces jeux, comme les grecs eux-mêmes, sublimaient toutes les créations de l’Homme : philosophie, sculpture, musique et peinture. Mais un jour, les jeux de l’Olympe et ceux de Delphes ont l’un et l’autres été oubliés.
Comme Pierre de Coubertin réussit à ranimer la flamme des jeux sportifs en 1894, un certain Jean-Christian Bernhard Kirsch, cent ans plus tard, choisit de réunir de nouveau le corps et l’esprit. 

Les Jeux de Delphes de l’ère moderne ont ainsi réuni une vingtaine de nations. En trente ans, ils ont eu lieu six fois, en Corée, en Russie, en Allemagne… « trop peu de gens le savent », regrette Alexandre, qui a repris le flambeau que lui a tendu J.-Christian Kirsch.
Avec le patronage de l’UNESCO, l’accord du parlement européen et du président du Château de Versailles de l’époque, les jeux de Delphes reprendront, c’est sûr.

« Il faut œuvrer pour la paix et préserver les arts et le patrimoine culturel. Ce projet doit donner à la France une forme de dignité. Ils doivent être un levier pour montrer que notre pays à une ambition »

Comme un parfum d’empire

Cette maison de Sologne, Alexandre n’en découvre l’existence que tardivement. « Ma tante et mon oncle venaient chasser en Sologne, contrée pour nous lointaine, mais dont on dit qu’elle abrite les plus belles chasses d’Europe. Ma tante m’a dit un jour qu’un village portait mon nom ». 
Alexandre de Beauharnais veut depuis, rendre hommage à ses aïeux. Il a en projet la réalisation du site : josephinedebeauharnais.com, et prochainement la création d’un parfum associé. « Je le fais avec le même amour que Joséphine avait pour les roseraies, dit-il. Je suis écolo depuis presque trente ans ».
Jamais loin des médias, un peu shaman, un peu mage à sa façon, Alexandre veut agir pour la paix des Hommes. « C’est à travers l’art et la culture que l’on reconnait notre humanité. Notre vie nous donne la chance d’être créatifs, chacun dans son métier, son milieu, sa nation. Il faut promouvoir les talents les plus brillants ».

Alexandre et Michel Doucet, actuel propriétaire du château de la Ferté Beauharnais.
Sur le perron d’une demeure qui fut la propriété des Beauharnais, Joséphine Impératrice, Eugène vice-roi d’Italie, Hortense reine de Hollande et mère de Napoléon III.