Jamais boutique n’a si bien porté son nom. « Fleurs d’antan » est un retour aux sources, aux vacances à la campagne. Ces après-midis d’été que l’on passait dans la maison, quand dehors il faisait trop chaud. Aidé de sa grand-mère, on faisait sécher quelques fleurs pour en faire un bouquet que l’on espérait retrouver plus tard.
De très jolie manière, Marie-Cécile Fauchère pérennise ce plaisir d’autrefois.

À 36 ans, la vie de Marie-Cécile est déjà bien remplie. Réunionnaise par ses aïeux, elle nait à trappe et grandit à Dreux, entre deux frères bienveillants. Travailleuse appliquée, elle fait un parcours sans faute ; boucle un master en finances payé par des étés chez MacDo, puis entre à la Caisse d’épargne. « J’aidais les jeunes entreprises à grandir, je décodais les points de vigilance et cultivais l’entrepreneuriat ». Les hasards de la vie l’entrainent en Sologne, à la Ferté-Saint-Aubin, et plus tard à Pierrefitte-sur-Sauldre, sans aucun doute l’un des plus beaux villages fleuris qui soit. Lieu sans égal pour vivre un confinement, c’est là que Marie-Cécile a la révélation de ses envies. « Mes grands-parents étaient agriculteurs, et ma grand-mère paternelle faisait des fleurs séchées. J’avais certainement ça dans mes gènes ».
La nature est mon marché
Et de fait, la campagne qui se moque bien du COVIDE, lui offre la plus belle des matières premières. Les fleurs des champs sont à la porte de son jardin. « Je ne mets jamais les fleurs dans l’eau, je les fais sécher, c’est plus fort que moi ». Tant et si bien que Marie-Cécile crée sa page Facebook puis sa micro entreprise. À la fin de cette fichue pandémie, elle ouvre sa première boutique à Lamotte Beuvron. À l’angle de la place du marché, nait « Fleurs d’Antan ». Une boutique qui sent bon les fragrances d’autrefois, la paille et les feuilles séchées. Les bouquets font merveille, et le succès ne se fait pas attendre. Marie-Cécile trouve la rançon de ses premières années à la Caisse d’épargne. Elle déjoue les pièges de l’entrepreneuriat et se prend au jeu de la croissance. Deux ans plus tard, elle s’éprend d’une maison du 17ᵉ, dans le cœur historique d’Orléans. Un hôtel particulier qui fut autrefois l’atelier et la boutique d’un luthier, puis la maison d’un chef d’orchestre ! C’est là, dans cette demeure d’exception, qu’elle a installé son atelier. L’escalier de bois monte à l’étage où l’attendent les fleurs prêtes à être assemblées.
De la lumière, mais pas trop

« Bien-sûr qu’il y a un secret pour que les fleurs ne se délitent pas. Un secret que je cultive et que j’affine au gré de mes expériences. On ne peut sécher que les fleurs dont les couleurs ne passeront pas, et quand elles sont à maturité ». Combien de temps ?… Je n’obtiens qu’un sourire pour toute réponse !
Statices, Immortels, pivoines et renoncules tapissent les murs et le plafond, ils embaument cet atelier d’autrefois, de leurs nectars qui se mêlent les uns aux autres.
Il y a quelque chose qui nous porte hors du temps, une atmosphère d’autrefois qui nous rappelle, à nous aussi, nos vacances à la campagne chez les grands-parents. Il faut une pièce humide, mais pas trop, avec un léger courant d’air, mais pas trop, de la lumière, mais pas trop !
De plus, on a tout essayé au moins une fois, souvent sans véritable succès. Alors pour ceux qui aiment l’idée de préserver les teintes vives ou les pastels, pour la maison, un mariage, ou pour agrémenter une coiffure, poussez la porte de l’une des deux boutiques et laissez-vous enivrer. Les châteaux et les beaux hôtels de notre région en ont déjà fait un partenaire de choix.
Stéphane de Laage
Boutiques Fleurs d’antan
33bis rue Notre Dame de Recouvrance à Orléans
30 bis rue Durfort de Duras à Lamotte Beuvron
06 99 21 85 59
www.fleursdantan.com




