Une Enfance en Sologne : La Naissance d’une Passion
Bien que né à Paris, Dominique Norguet a rapidement pris racine en Sologne, cette région si chère à son cœur. Les vacances passées dans les paysages solognots ont marqué son enfance de manière indélébile. Ces moments privilégiés étaient l’occasion d’explorer la nature sauvage, de partager des instants précieux avec les paysans locaux et de suivre le garde-chasse dans ses activités quotidiennes. Chaque pas dans la forêt, chaque observation des animaux, chaque discussion avec les habitants ont nourri sa compréhension intime de la Sologne et de ses écosystèmes fragiles.
L’Amour Inconditionnel pour la Sologne

La Sologne a ainsi forgé son identité, devenant bien plus qu’un simple lieu de vacances. Elle est devenue un véritable chez-soi, un territoire dont la beauté naturelle, la faune exceptionnelle et les traditions séculaires ont profondément marqué Dominique Norguet. Cette région occupe une place spéciale dans son cœur et son engagement pour sa préservation est inébranlable.
Une Vie Entre Deux Mondes
En dehors de son attachement viscéral à la Sologne, Dominique Norguet a exploré d’autres horizons et loisirs. La voile en Bretagne a été l’une de ses passions, un moyen de connecter avec la nature d’une manière différente, en harmonie avec les éléments marins. Le tennis est un autre de ses intérêts, un sport qui incarne la discipline et la persévérance. Ces activités lui ont permis de s’évader temporairement de la Sologne, mais son attachement à cette terre est demeuré inébranlable.
La Sologne : Un Patrimoine à Préserver
Aujourd’hui, Dominique Norguet s’efforce de préserver et de transmettre l’amour pour la Sologne à ses descendants. D’ailleurs, un de ses fils gère à ses moments de loisir avec authenticité 40 ruches, perpétue les traditions et les valeurs de préservation de l’environnement. Les générations futures, portées par cet héritage, continueront d’œuvrer pour préserver la Sologne et à perpétuer son héritage unique.

Un Homme engagé
Dominique Noguet a construit un parcours professionnel remarquable, alliant sa formation de juriste à un engagement constant en faveur du respect, de l’éthique, de la tradition, de l’authenticité, de la proximité et de l’engagement. Son expérience professionnelle au sein du groupe Philips a été marquée par son rôle crucial en tant que Directeur de la Communication.
Au début de sa carrière, Dominique Noguet a exercé en tant que juriste, démontrant une expertise solide dans le domaine du droit. Sa compréhension approfondie des aspects légaux a
été un atout précieux pour Philips, une entreprise qui accorde une grande importance au respect des normes éthiques et légales dans ses activités.
Cependant, son engagement ne s’est pas limité aux affaires internes de Philips. Il a également joué un rôle actif au sein du collectif Sologne Debout, où il a contribué à lutter contre le passage en Sologne de la ligne TGV POCL (Paris/Orléans/Clermont-Ferrand/Lyon). Cette implication témoigne de sa volonté de défendre des causes qui ont un impact sur la communauté et l’environnement.
En 2013, Dominique Noguet a élargi son champ d’action en intégrant le Centre communal d’Action Sociale (CCAS), où il a rapidement gravi les échelons pour devenir secrétaire général. Cette position lui a permis de mettre en œuvre des initiatives sociales et de contribuer au bien-être de la communauté locale, renforçant ainsi son engagement envers les valeurs de proximité et d’engagement.
En parallèle de sa carrière professionnelle, Dominique Noguet a également exercé un mandat électif à la Chambre de commerce de Paris Île-de-France pendant plus de 20 ans. Cette expérience a enrichi son expertise dans le domaine des affaires et de l’économie tout en renforçant son réseau de contacts dans le monde des entreprises.
En tant que président du CCAS, les priorités et les projets pour l’avenir de la Sologne

Dominique Noguet président du CCAS (Centre communal d’Action Sociale) a un projet ambitieux pour l’avenir de l’organisation. Il entend concrétiser des idées novatrices grâce à un élan collectif renouvelé, en mettant en place trois commissions, chacune ayant un objectif bien défini.
Tout d’abord, il a créé une commission communication, dont la présidence a été confiée à Richard de Beauchesne. L’accent sera mis sur la communication et la recherche de nouveaux adhérents, en particulier parmi les jeunes générations. Il est conscient que les adhérents actuels sont en grande partie âgés, et il considère qu’il est essentiel de transmettre les valeurs du CCAS aux jeunes. Pour ce faire, des réunions seront organisées autour de thèmes qui intéressent les plus jeunes, tels que la biodiversité des étangs, l’apiculture, la forêt et le réchauffement climatique.

Ensuite, la commission Actions, présidée par Hubert Chevallier, se concentrera sur la promotion des actions traditionnelles du CCAS, telles que la lutte contre l’enrillagement (la clôture ou la mise en réserve de terrains) et la défense de la filière chasse, qui a des implications économiques, environnementales et culturelles. La chasse étant ancrée dans l’ADN de la Sologne, il est crucial de la préserver, notamment en la faisant intégrer dans le Schéma de cohérence territoriale. De plus, la commission s’intéressera à l’apiculture en tant qu’élément essentiel de la biodiversité solognote et cherchera à contribuer à l’agenda territorial de la Sologne en exprimant le point de vue du CCAS en tant qu’acteurs de terrain.
Enfin, la troisième commission, présidée par François d’Espinay Saint Luc, aura pour objectif de développer des partenariats avec des organismes partageant les mêmes objectifs que le CCAS, notamment en ce qui concerne la lutte contre l’enrillagement et la valorisation des espaces forestiers, avec le projet de création du label « Chasse Naturelle de Sologne. »
Dominique Noguet tient également à maintenir les Rencontres intersolognotes, où des intervenants de haut niveau interviennent depuis 17 ans sur des sujets liés à la Sologne, ainsi que l’édition des annales, qui sont considérées comme la « doctrine du CCAS. »
En tant que propriétaires ruraux, le CCAS reconnaît les droits et devoirs envers la nature. Ils croient que l’homme a un rôle à jouer dans la préservation de la beauté naturelle de la Sologne. Ils souhaitent soutenir le développement du tourisme vert, à condition qu’il respecte la nature et la propriété privée. De plus, le CCAS s’engage à préserver l’habitat rural en évitant les constructions qui pourraient le défigurer.
Le CCAS s’engage également à lutter contre les menaces pesant sur les étangs, les retenues d’eau et les moulins, et à promouvoir le développement des énergies renouvelables dans la région solognote. Ils estiment que la Sologne a de nombreux atouts pour contribuer à la transition vers des sources d’énergie plus durables, notamment grâce à ses terres disponibles, à sa déprise agricole, à ses vastes forêts en régénération et à sa force hydraulique. Le CCAS considère que cette ressource de production énergétique doit être explorée en fonction des avantages spécifiques de la région.
La Création du Comité Central Agricole de Sologne sous Napoléon III : Un Tournant Historique

1859 marque une année charnière dans l’histoire de la Sologne, cette région emblématique de la France, dont la beauté naturelle et la biodiversité sont légendaires. C’est à cette époque, sous le règne de Napoléon III, que le Comité Central Agricole de Sologne voit le jour. Cette initiative, portée par des propriétaires terriens dévoués au développement de l’agriculture, de la pisciculture, de la sylviculture et de l’élevage, allait transformer la région de manière significative.
L’Époque de Louis-Napoléon Bonaparte : Un Soutien aux Progrès Scientifiques et Industriels
À cette époque, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de l’illustre Napoléon Ier et alors âgé de 36 ans, ne semblait pas nécessairement connecté à la réalité des paysans solognots. Pourtant, c’est grâce à l’influence de sa mère, Hortense de Beauharnais, et de son précepteur, Philippe Le Bas, que le jeune prince fut sensibilisé aux enjeux ruraux. En devenant un adulte, Louis-Napoléon Bonaparte fut initié à la pensée saint-simonienne, une doctrine sociale du début du XIXe siècle prônant l’amélioration du bien-être de la société, notamment des classes défavorisées, grâce aux progrès scientifiques et à l’industrialisation.
Sincères ou démagogiques, les préoccupations sociales de Louis-Napoléon Bonaparte ont porté leurs fruits. En décembre 1858, il a émis un décret invitant tous les Comices Agricoles de la Sologne à se rassembler spontanément à Lamotte-Beuvron pour tenter de remédier à l’état de la région.
La Naissance du Comité Central Agricole de Sologne
Un peu plus tard, au château de Lamotte-Beuvron, certains propriétaires fonciers se sont réunis pour créer le Comité Central Agricole de Sologne, le 25 juin 1859. Leur objectif était clair : chercher les dernières techniques agricoles, piscicoles, forestières et d’élevage pour les appliquer à leurs exploitations. Ce comité, institué par décret impérial, fut présidé par Henri Vicaire, un haut fonctionnaire français du Second Empire.
Il convient de noter qu’Henri Vicaire fut le premier directeur général des forêts sorti de l’École forestière, ayant gravi tous les échelons de l’administration. Il était également un botaniste émérite. Sa présence à la tête de ce comité témoigne de l’importance accordée à la gestion des ressources naturelles de la Sologne.
Le Comité Central Agricole de Sologne : Un Rôle Essentiel
Le Comité Central Agricole de Sologne a rapidement compris que la maîtrise de l’eau était cruciale pour la région. Leurs efforts ont porté leurs fruits de manière spectaculaire, avec la mise en place de nombreuses initiatives, dont :
- Aujourd’hui, le Comité Central Agricole de Sologne, sous la présidence de Dominique Norguet, poursuit la mission de préserver et de valoriser la région, tout en perpétuant l’héritage laissé par Napoléon III.Le drainage des champs, accompagné de la création de fossés et d’étangs.
- Le marnage des terres grâce au canal de Blancafort à Lamotte-Beuvron.
- L’adoption du labour en planches.
- L’implantation d’essences forestières résineuses, telles que les pins maritimes, les pins sylvestres et les laricios de Corse.
- La création d’une véritable aquaculture dans les étangs, incluant l’acclimatation d’autres espèces que la carpe, comme le black bass, la tanche et la perche.
- L’augmentation des troupeaux de moutons solognots à tête brune, réputés plus résistants à la douve.




