Mathieu Vallet, un artisan d’art en or

À seulement 27 ans, le savoir-faire de Mathieu Vallet dans les domaines de la métallerie, de l’ébénisterie et de la sculpture époustoufle tous les jurys. La preuve encore cette année au concours régional des métiers d’art.
C’est d’abord au concours de l’Institut national des métiers d’art qu’il entre dans les compétitions avec la réalisation d’une table basse marquetée. Il préparait alors son bac professionnel en ébénisterie, mais ne pouvait pas exprimer son inventivité dans les exercices d’application destinés à acquérir un procédé.
« J’avais envie de créer des choses qui sortent de mon imaginaire », témoigne ce jeune artisan qui accumule les prix. Ses enseignants l’orientent donc vers ce concours. Puis il enchaine pour devenir le meilleur apprenti de France en sculpture ornemaniste où il prouve sa rigueur et sa précision.

Mathieu Vallet ouvre ensuite son atelier à Selles-sur-Cher, d’où il est originaire, avec un nouveau challenge à la clef : promouvoir son talent. Pour cela, il s’inscrit au concours départemental organisé par la Chambre des métiers et de l’artisanat où il remporte la qualification pour le niveau régional avec son œuvre baptisée Pupille en référence aux yeux avec lesquels on peut admirer ses créations. « Avec je montre mon savoir-faire pluriel qui s’axe autour de l’ébénisterie, de la métallerie et de la sculpture. Je voulais beaucoup de détails, que ce soit dans la patine, dans le veinage pour que chacun puisse se retrouver dans une forme, dans une couleur. » Pour cela, il a utilisé un bois précieux et rare, la loupe d’orme, auquel il a associé du laiton, complété par un système lumineux intégré qui fait évoluer la pièce au cours de la journée. « C’est par ce biais que j’ai pu expérimenter et approfondir l’ameublement et la création », et remporter le concours régional en octobre dernier.

Depuis l’ouverture de son atelier, il y a deux ans et demi, il met principalement en volume les dessins de designers et d’architectes qui veulent réaliser des œuvres pour leur collection ou des expositions.
« Pour les collaborations et les commandes sur-mesure, je suis amené à travailler avec d’autres artisans ; c’est enrichissant. » Exemple avec un buffet en châtaignier dont les façades des portes ont été façonnées en collaboration avec un céramiste. Il travaille aussi pour des projets d’exception. Ainsi, tout juste revenu du salon L’art au quotidien à Tours, il s’attèle, entre autres, à la fabrication de plateaux de service pour le restaurant La Vieille Tour à Cellettes.

mathieuvallet.com